La Région Haute-Normandie veut être le chef de file du développement économique régional

Alors qu'elle s'apprête à voter son budget, la Région parle "économies" et "économie" : avec la Banque publique d'investissement, elle veut réunir les moyens pour les entreprises.

05/12/2012 à 14:33 par Hervé Pinson

Alain Le Vern veut s'appuie sur la Banque publique d'investissement pour générer une nouvelle façon d'accueillir et de soutenir les entreprises
Alain Le Vern veut s'appuie sur la Banque publique d'investissement pour générer une nouvelle façon d'accueillir et de soutenir les entreprises

Ne commencez pas à penser que je vais menacer tout le monde avec un silencieux en leur disant : “Mettez-vous autour de la table, sinon vous êtes morts” ; nous avons déjà l’adhésion de nos partenaires sur la nécessité de revoir notre organisation, cela se fera sans heurts.” En préambule au vote du budget de la Région Haute-Normandie, Alain Le Vern vient d’annoncer ce midi la création d’une plate-forme commune d’accueil pour l’ensemble des entreprises, dès début 2013. Ce avec l’appui de la Banque publique d’investissement (BPI).

La Région en chef de file

Cette plate-forme est en réalité un comité stratégique pour le développement économique régional. “Aujourd’hui, il existe plusieurs centaines d’outils dans la boîte disponibles pour aider le développement économique“, complète le président de la Région. “On souhaite que tout se décide désormais d’un commun accord, avec la Région en chef de file.” Deux objectifs clairement affichés : faire des économies en unifiant les instructions des dossiers de soutien aux entreprises, “c‘est-à-dire mieux gérer la ressource humaine et faire des économies de fonctionnement“, mais aussi clarifier les choses pour les citoyens. “Je suis pour que les collectivités locales intègrent des compétences, il y aura ainsi une rationalisation des actions.” Seront conviés autour de la table une vingtaine de représentants dont des délégués des six agglomérations de la région, un représentant des chambres consulaires, un ou deux représentants des communautés de communes, le préfet ou son représentant etc. Il s’agit de mieux coordonner le développement économique, dans le cadre d’une contractualisation avec chacun de ces représentants.

“Je ne veux plus jouer aux doublons”

Pas une couche supplémentaire sur le millefeuille existant donc, mais au contraire une simplification dans le cadre de l’évolution de la décentralisation, pour accélérer les dossier et par conséquent les financements. “On va franchir une étape supplémentaire, je ne veux plus jouer aux doublons, au triplons voire aux quadruplons“, ajoute Alain Le Vern. Reste à savoir quel sera l’avenir de certains dispositifs : “Des outils vont disparaître car ils sont redondants“, annonce-t-il. Comme l’Agence régionale de développement a déjà pu être supprimée par le passé. “Il faut que toutes les collectivités fassent des économies.

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